REPÈRES

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ÉPISODE

10

Le risque

La théorie des perspectives

Espérance de gain

Théorie de l'utilité espérée

Théorie des perspectives

Point de référence

Aversion à la perte

Poids décisionnels

Effet de cadrage

10

questions

12

minutes

extrait



En 1744, en Écosse, deux pasteurs presbytériens — Alexander Webster et Robert Wallace — sont confrontés à une question délicate : comment soutenir financièrement les veuves et les enfants des ministres du culte lorsqu’un père meurt prématurément ?

Chaque décès plonge une famille dans la précarité. Mais l’âge de la mort d’un individu relève de l’incertitude. Chacun sait qu’il mourra ; nul ne sait quand.

Webster et Wallace décident pourtant d’examiner les registres paroissiaux. Les naissances et les décès y sont consignés avec rigueur, année après année. En agrégeant ces données, ils découvrent une régularité : si la mort est imprévisible pour un individu donné, elle est étonnamment prévisible à l’échelle collective.

À partir de ces tables de mortalité, ils créent un fonds alimenté par des cotisations calculées en fonction des probabilités observées. Les prévisions s’avèrent remarquablement fiables. Ce dispositif est l’un des ancêtres de la science actuarielle sur laquelle reposent aujourd’hui les marchés de l’assurance et des fonds de pension.

En 1921, l’économiste américain Frank Knight formalise cette distinction : le risque est probabilisable ; l’incertitude ne l’est pas. Là où l’information permet d’estimer des fréquences, nous sommes face au risque. Là où le champ des possibles demeure inconnu, nous sommes face à l’incertitude.

Si le risque est mesurable, alors décider face au risque ne devrait être qu’une affaire de calcul. Étudier les probabilités, comparer les espérances, choisir l’option la plus favorable.

En théorie, deux individus rationnels disposant des mêmes informations devraient parvenir aux mêmes conclusions.

Mais est-ce ainsi que nous décidons réellement ? Selon quels principes décidons-nous lorsque nous sommes confrontés à un choix risqué ?

C’est ce que nous allons explorer.

Questions

Nota : Cette section n'est disponible que sur l'application.

Nous allons maintenant vous proposer une série de choix risqués. 

Il n’y a pas de bonne réponse. Répondez avec sincérité — n’essayez pas de paraître audacieux ou prudent.

Lorsque vous aurez terminé, cliquez sur Lire le débrief pour accéder aux explications.

Débrief

À la fin de l’introduction, nous nous posions la question suivante :

Selon quels principes décidons-nous lorsque nous sommes confrontés à un choix risqué ?

Vous avez ensuite été invités à répondre à des questions proposant des paris risqués, inspirés d'expériences classiques de psychologie comportementale. Nous nous appuyons ici sur les résultats collectifs pour illustrer le propos théorique.

Est-ce bien raisonnable ?

Formulons une première hypothèse : nos décisions sont guidées par l’espérance de gain. Rappelons que l’espérance correspond à la somme des gains possibles, pondérée par leur probabilité d’occurrence.

Cette hypothèse semble raisonnable. Après tout, lorsqu’un comité souhaite arbitrer entre deux investissements, ne compare-t-il pas les scénarios en tenant compte des gains potentiels et des probabilités de succès ?

Observons vos choix face au pari suivant :

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