
Dilemme du prisonnier
Jeu à somme nulle
Jeu répété
Jeu simultané vs. séquentiel
Tournoi d'Axelrod
Stratégies de coopération
Dissuasion nucléaire
Bruit
11
questions
13
minutes
extrait
Décembre 1914.
Dans les tranchées, les soldats frissonnent de froid autant que de peur. L’humidité, la boue et les nuits glaciales épuisent les hommes. L’ennemi se tient à quelques dizaines de mètres à peine.
Tuer pour ne pas être tué semble être la seule règle.
Pourtant, au cœur de l’hiver, quelque chose d’inattendu se produit.
Sur plusieurs secteurs, des gestes de fraternisation entre soldats ennemis apparaissent. Les tirs cessent parfois. On se salue. On se parle.
Un officier britannique venu inspecter une position raconte :

Dans certains secteurs, un témoin rapporte même qu’une règle tacite s’était installée :
Comment un tel système a-t-il pu émerger, dans un contexte où tout incitait à la méfiance ? Pourquoi s’est-il maintenu pendant des mois avant de s’effondrer ?
Pour répondre à ces questions, il faut faire un détour.
La théorie des jeux est un domaine des mathématiques qui étudie les interactions stratégiques entre acteurs rationnels. Elle cherche à répondre à des questions très concrètes :
Comment la confiance peut-elle apparaître ? Quand la coopération est-elle un bon choix ? Que faire face à la défection ?
Autrement dit : comment décider lorsque notre résultat dépend des décisions des autres ?
Notre détour commence dans une salle d’interrogatoire.
Vous et un complice venez d’être arrêté(e)s pour un vol présumé. Le dossier est faible : la police a besoin de vos témoignages pour vous inculper.
L’inspecteur vous sépare et propose à chacun le même marché :
Vous n’avez aucun moyen de connaître la décision de l’autre.
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